Dimanche soir, face à la déroute électorale, les responsables de l’UMP n’avaient qu’un seul mot d’ordre sur les plateaux télés, partir à la pêche aux voix du Front National. Comment le parti présidentiel a-t-il pu se retrouver en dessous du Parti Socialiste ? On inverse les analyses, le spectre d’un 21-avril à l’envers est évoqué tout comme il l’avait été en 2004 dans la bouche des candidats UMP.
Mais depuis, l’UMP a abandonné le terrain politique et du débat pour basculer dans l’injure, par la bouche de Frédéric Lefebvre : voter Front National, serait voter PS au second tour. Voilà ce qui est repris en boucle par des ministres-candidats à court d’arguments pour tenter d’éviter la casse le 21 mars prochain. Qui ne peut être choqué par un tel mensonge ?
Quel est le gouvernement qui mène un débat sur l’identité nationale, qui en l’occurrence a été l’occasion d’un “déballement” de paroles aux relents xénophobes ? Qui a incarné cette conquête de l’électorat du vote Front National et se prend un retour de bâtons ?
Ce n’est pas le Parti Socialiste.
Quand en Région Centre, le secrétaire d’Etat-candidat, Hervé Novelli fustige le FN-PS et tente des amalgames douteux, nous ne sommes pas en reste pour lui rappeler son passé trouble ? N’a-t-il pas commencé son engagement politique dans un groupuscule violent d’extrême-droite ? Ne compte-t-il pas comme un de ses plus fidèles soutiens, un ancien responsable du FNJ ? N’a t’il pas été adhérent du FN?
Il est inacceptable, de voir des militants coller des affiches “Voter FN=Voter PS” partout dans le département. Il est inacceptable d’entendre ce genre d’amalgames.
Dimanche répondons leur. Votons.
Chaque parti à son étiquette politique, et dimanche, le seul vote clair est le vote PS, pour François Bonneau.