La municipalité de Chartres s’inscrit totalement dans la politique gouvernementale du « tout sécurtaire ». Elle a donc installé de nombreuses caméras de vidéo surveillance à travers la ville.
Rarement, sur le plan national, une semaine se passe sans que ce système sécuritaire à la mode, montre ses limites. Dernièrement un jeune homme a été poignardé dans un train équipé de caméras et un collégien a été agressé au sein de son établissement scolaire, pourtant équipé de ce matériel « ultra performant ».
Il faut savoir que cet équipement a un coût élevé, tant par son achat que par sa maintenance : intervention, entretien, délai de réparation, mise aux normes nécessaires, etc…
Nous rappelons que les caméras ne remplaceront jamais une politique de prévention, ainsi qu’une police de proximité dans les quartiers qui aurait :
1) - Connaissance des problèmes de proximité
2) Une vraie dimension sociale pour renforcer la cohésion et la solidarité
3) Besoin d’une action préventive en articulation avec les services socio-culturels, la justice,….
Enfin, de nombreuses Villes équipées depuis plusieurs années avec ces systèmes, dressent un bilan bien mitigé et constatent notamment un déplacement des effractions vers d’autres secteurs géographiques.
Nous pensons que l’implantation de 60 000 caméras en France d’ici 2011, ne compensera pas la suppression entre 2009 et 2013, de 11 400 postes de policiers et gendarmes par l’Etat-UMP.
Les élus Socialistes et Républicains, ont autant le souci d’identifier les agresseurs que celui d’éviter les agressions.
Pour atteindre ces deux objectifs, mettre des caméras aux points stratégiques, mais la présence de policiers et de gendarmes est indispensable.
Des locaux de police sont vacants à La Madeleine et à Beaulieu : rétablissons cette police de proximité, en lien avec la police nationale, mais aussi la présence des travailleurs sociaux, qui faisaient l’unanimité et la satisfaction des habitants, et créons des points « PREVENTION » dans les différents quartiers de la Ville !
Nous attendons d’avoir un bilan « SECURITE DE LA VILLE », chiffré et commenté à la suite des décisions prises par la municipalité, avec des précisions, par exemple : quel était le niveau d’infractions ou agressions avant les installations et quel en est le niveau actuel ? Ceci, quartier par quartier.
Ensuite, à chacune et chacun d’entre nous, de forger son opinion.
Les élus socialistes et républicains du Conseil Municipal de Chartres, Tribune Mai 2010