Permanences-Rencontres

    Mercredi 9 Mai - 20h
    A l’occasion de la journée de l’Europe, nous organisons une réunion publique avec Catherine Trautmann, Députée Européenne, à la salle Maurice Leblond, à Maintenon

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David Lebon sur Facebook

Quel avenir pour l’agriculture?

Parce que l’UMP a sacrifié les agriculteurs sur l’hôtel du libéralisme, la gauche doit être capable de proposer un modèle de société avec l’agriculture au coeur.

La crise que traverse le monde agricole aujourd’hui illustre les dérives d’une économie privilégiant le court terme et la recherche effrénée de la production au moindre coût. L’agriculture est un secteur stratégique pour la France et pour l’Europe. L’alimentation revêt une dimension majeure pour l’équilibre de nos sociétés et de notre planète.

Le défi de l’alimentation est devant nous : abandonner l’agriculture à des logiques financières revient à compromettre durablement notre indépendance alimentaire.

La logique économique actuelle se traduit dans le domaine agricole par une réelle « casse sociale » et une forte menace à l’égard des équilibres de nos écosystèmes et de nos territoires. Les chiffres sont là pour nous le rappeler : en dix ans, l’emploi agricole a chuté de 25 % dans l’Union européenne et de 17 % en France ! Pour répondre à la situation actuelle et donner des perspectives aux agriculteurs, qui vivent la crise comme un traumatisme, il est indispensable de réviser le modèle économique et social sur lequel s’est construit la réussite de l’agriculture européenne et de proposer un nouveau modèle économique durable.

La question du prix des productions et des mécanismes de formation de ce prix est bien aujourd’hui une question majeure et centrale. La toute puissance de la pensée libérale appliquée à l’agriculture consistait pendant trop longtemps à niveler par le bas le prix des produits, pour assurer un approvisionnement le moins cher possible, quitte à importer des produits ayant parcouru des milliers de kilomètres, alors même qu’il est possible de les produire localement.

Les solutions aux crises nécessitent des prix devant couvrir à la fois les coûts de production et assurer
un revenu satisfaisant aux agriculteurs.

Il faut, à la fois, répondre à l’urgence de la crise actuelle et avancer un nouveau projet à des agriculteurs qui demandent à juste titre une meilleure reconnaissance de leur apport à l’ensemble de la société. C’est bien en proposant un nouveau pacte entre le monde agricole et l’ensemble des Français qu’il sera possible d’offrir
des perspectives durables aux agriculteurs.

Notre approche de l’agriculture est résolument différente de celle de la droite. Le gouvernement en effet n’a plus d’ambition pour l’agriculture française, pris au piège de ses contradictions : la doctrine libérale chère à Nicolas Sarkozy se heurte à la réalité d’une crise qui touche la majorité des agriculteurs. Faute de remettre en question ses fondamentaux, la droite ne fait qu’aménager à la marge le système agricole actuel, en proposant une loi de modernisation de l’agriculture qui confirme le désengagement de l’État et la poursuite du phénomène de disparition du nombre d’exploitations en France. Face à cette incapacité de la majorité à proposer une alternative crédible aux agriculteurs, nous proposons un autre projet pour l’agriculture, un projet qui se place dans une perspective de dix à vingt ans.

Retrouvez les propositions du PS: 25-propositions-pour-une-revolution-agricole-et-alimentaire

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