David Lebon sur Facebook

Souriez vous êtes filmés!

La municipalité de Chartres s’inscrit totalement dans la politique gouvernementale du « tout sécurtaire ». Elle a donc installé de nombreuses caméras de vidéo surveillance à travers la ville.

Rarement, sur le plan national, une semaine se passe sans que ce système sécuritaire à la mode, montre ses limites. Dernièrement un jeune homme a été poignardé dans un train équipé de caméras et un collégien a été agressé au sein de son établissement scolaire, pourtant équipé de ce matériel « ultra performant ».

Il faut savoir que cet équipement a un coût élevé, tant par son achat que par sa maintenance : intervention, entretien, délai de réparation, mise aux normes nécessaires, etc…

Nous rappelons que les caméras ne remplaceront jamais une politique de prévention, ainsi qu’une police de proximité dans les quartiers qui aurait :

1) - Connaissance des problèmes de proximité

2) Une vraie dimension sociale pour renforcer la cohésion et la solidarité

3) Besoin d’une action préventive en articulation avec les services socio-culturels, la justice,….

Enfin, de nombreuses Villes équipées depuis plusieurs années avec ces systèmes, dressent un bilan bien mitigé et constatent notamment un déplacement des effractions vers d’autres secteurs géographiques.

Nous pensons que l’implantation de 60 000 caméras en France d’ici 2011, ne compensera pas la suppression entre 2009 et 2013, de 11 400 postes de policiers et gendarmes par l’Etat-UMP.

Les élus Socialistes et Républicains, ont autant le souci d’identifier les agresseurs que celui d’éviter les agressions.

Pour atteindre ces deux objectifs, mettre des caméras aux points stratégiques, mais la présence de policiers et de gendarmes est indispensable.

Des locaux de police sont vacants à La Madeleine et à Beaulieu : rétablissons cette police de proximité, en lien avec la police nationale, mais aussi la présence des travailleurs sociaux, qui faisaient l’unanimité et la satisfaction des habitants, et créons des points « PREVENTION » dans les différents quartiers de la Ville !

Nous attendons d’avoir un bilan « SECURITE DE LA VILLE », chiffré et commenté à la suite des décisions prises par la municipalité, avec des précisions, par exemple : quel était le niveau d’infractions ou agressions avant les installations et quel en est le niveau actuel ? Ceci, quartier par quartier.

Ensuite, à chacune et chacun d’entre nous, de forger son opinion.

Les élus socialistes et républicains du Conseil Municipal de Chartres, Tribune Mai 2010

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2 commentaires to “Souriez vous êtes filmés!”

  1. Salut David,

    A Alès aussi le maire UMP développe depuis trois ans un réseau de caméras de vidéosurveillance. Au delà de l’aspect sécuritaire et inefficace (démontré par de nombreuses études) de ce dispositif, il faut aussi en souligner le coût exorbitant pour une comme. Elu comme toi dans l’opposition municipale à Alès, je me suis livré à cet exercice : plus de 900 000 € (pour une vingtaine de caméras) en investissement et au minimum 250 000 €/an en fonctionnement. Je t’invite à faire le même calcul pour Chartres… ;)

    Amitiés socialistes
    Benjamin

    http://ps-ales.org/conseil-municipal-mainmenu/2009/304-les-veritables-chiffres-de-la-videosurveillance-alesienne?9823df015414c6d442ba3f944e9016a8=7cb100363b09291fc49a5f5baefb0dbe

  2. Collectif Anti Caméra dit:

    Je suis surpris d’une telle position des socialistes, mais dans le bon sens. Revenez vous sur les valeurs fondamentales qui font la gauche ?

    Les caméras de vidéosurveillance sont une vraie plaie pour nos sociétés et les collectivités d’autant plus.

    Sous couvert de vouloir répondre matériellement au “sentiment d’insécurité” les élus font pousser des caméras dans chaque recoin de la ville, cette surveillance omniprésente sape la confiance des citoyens entre eux et inspire la méfiance. Beaucoup de monde semble l’ignorer.

    Mais le plus grave, c’est le coût supporté par les collectivités qui installent de tels dispositifs.

    En effet, l’acquisition de telles caméras coûte déjà cher, pire l’entretien et la maintenance. Et là l’Etat a qui devrait incomber de telles dépenses n’aide pas les collectivités.

    Autant d’argent du contribuable qui ne servira pas à soutenir les associations et les fêtes de village…

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