2ème partie : Le Président de la refondation du capitalisme ?
Avec la crise, le Président s’est engagé sur la promesse d’un capitalisme vertueux, qui n’écrase plus les salariés au profit d’une caste de dirigeants voyous et de spéculateurs. Alors que les actions devaient être rapides et servir de modèle à toute l’Europe, rien n’a été accompli. Un an après, les comportements les plus indécents ont repris sous le regard passif du gouvernement.
Les mots
« Enfin, je tiens à vous dire qu’aussi fort que je crois dans l’importance d’une démocratie irréprochable je crois dans l’éthique du capitalisme. Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. »
Programme présidentiel « Ensemble tout devient possible »
« Il y a aujourd’hui dans le monde une exigence de moralisation, de transparence, de protection, d’équité, de régulation à laquelle il faut que les responsables politiques de la planète répondent. C’est notre responsabilité. Nous devons l’assumer, maintenant, pas dans six mois. »
28 octobre 2008, Argonay
« Mais les banques ont pris et doivent prendre des engagements sur les dividendes à verser, sur la rémunération des dirigeants et sur les bonus. Il ne peut pas y avoir des efforts en bas et aucun effort en haut. Chacun est devant ses responsabilités, il en va de l’image de l’institution qu’il préside. »
15 janvier 2009, Vesoul
« Et je le dis comme je le pense, percevoir une grosse rémunération en cas d’échec, ce n’est pas responsable et ce n’est pas honnête. Distribuer des bonus dans une entreprise qui met en œuvre un plan social ou qui reçoit des aides de l’Etat ce n’est pas responsable, ce n’est pas honnête. Qu’un dirigeant qui a mis son entreprise en difficulté puisse partir avec un parachute doré ce n’est pas responsable et ce n’est pas honnête. »
24 mars 2009, Saint-Quentin
Les actes
360 milliards d’euros mobilisés pour le sauvetage des banques, sans contrepartie réelle : pas de participation aux conseils d’administration des banques recapitalisées, 12 milliards d’euros de cadeaux aux banques qui ont pu racheter leurs actions aux cours planchers à l’Etat appelé à la rescousse au plus fort de la crise
Pas d’encadrements des rémunérations, bonus, stock options, retraites chapeau… Rejet des propositions de loi de l’opposition allant en ce sens
Industries comme Arcelor-Mittal, Continental ou Molex abandonnées : le Fonds Stratégique d’Investissement ne remplit pas son rôle.
Pas de commentaire, réagissez ! » Posté le 15 novembre 2009 - Catégorie Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy
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Voilà le petit email reçu à l’instant de la part d’une certaine Christine Elbadlel, du site Jaimelesatriste.info. Depuis le 1er novembre 2009, le domaine du ministère de la Culture monté en collaboration avec plusieurs grands noms de l’industrie culturelle redirige vers le domaine Jaimelesartistes.info. Là, on change du discours pro-hadopiste qui s’affichait à chaque pixel du site Albanien : le site intitulé j’aime les artistes par les majors, affiche quantité de liens vers les pages de la Quadrature du Net, Canard PC, une de nos actus sur un best of des casseroles de Christine Albanel, des articles de Maitre Eolas, Numérama, La Bataille Hadopi, etc. Cette gestion du domaine va provoquer sans doute des remous : le site officiel défendu par Christine Albanel avait été facturé au ministère de la Culture, et donc aux contribuables, entre 50 000 et 85 000 euros selon les estimations que nous avait fait la Rue de Valois (hors taxes). Ce site hébergeait une pétition (contestée), des vidéos, et des textes selon lesquels Hadopi 1 n’était pas liberticide… Contrairement à ce que jugera le conseil constitutionnel quelques mois plus tard, sanctionnant une loi Hadopi 1 pour violation du principe de la séparation des pouvoirs, la présomption d’innocence et la liberté d’information, pas moins.
Médecine du travail : une destruction programmée