« L’avantage de prendre des engagements c’est que comme ils sont publics, on peut s’en souvenir » Nicolas Sarkozy, 24 mars 2009, Saint-Quentin - Partie 4

4ème partie : Le Président de la République irréprochable ?

Le Président a annoncé la mise en place d’une « République irréprochable ». Depuis Nicolas Sarkozy tente de museler tous les contre-pouvoirs : médias, opposition, simples citoyens. Alors qu’on attendait le fin de l’Etat UMP, nous assistons à la promotion des intérêts d’un clan, jusqu’au népotisme.

Les mots
« Vous ne supportez plus la concentration des pouvoirs entre les mains d’une petite élite…. »
Programme présidentiel « Ensemble tout devient possible »

« La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences. C’est celle dans laquelle l’Etat est impartial. Si l’Etat veut être respecté, il doit être respectable. Je ne transigerai pas.(…) Le fait du prince n’est pas compatible avec la République irréprochable. »
14 janvier 2007, Versailles

« Je veux une politique d’égalité des chances sur l’ensemble du territoire. Je veux une France où l’on ne parlera plus de quartiers sensibles, mais de quartiers populaires où il fait bon vivre. […] Maintenant, chacun sait que quelles que soient son origine, la couleur de sa peau, la consonance de son nom ou le quartier où il est né, il peut prétendre par son travail, par ses compétences à tous les postes, à toutes les responsabilités. »
8 février 2008, Elysée

« La presse fait partie de l’équilibre des pouvoirs. Ce qui est mauvais pour elle, est
mauvais pour la démocratie. »
2 octobre 2008, Elysée

Les actes
Audiovisuel public sous tutelle, avec la nomination et la révocation des présidents de France Télévisions et Radio France

Nicolas Sarkozy place son entourage aux postes clés :
François Pérol, proche collaborateur, à la tête du géant bancaire issu de la fusion entre les groupes Caisse d’Epargne et Banque populaire ; Pierre Mariani à la tête de Dexia ; tentative avec son fils Jean à la tête de l’EPAD…

Projets de loi adoptés pour servir l’unique intérêt des « amis du Fouquet’s », comme celui sur la libéralisation de jeux en ligne

Fichiers liberticides comme Edvige, arrestation de journalistes comme celle de
Vittorio de Filippis, procès systématique dès que le Président est visé « Sarkozy je te vois », « Casse-toi pov’con », poupée Vaudou, mais aussi affaire Clearstream dans laquelle le Président, pourtant garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, se porte partie civile.

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