« L’avantage de prendre des engagements c’est que comme ils sont publics, on peut s’en souvenir » Nicolas Sarkozy, 24 mars 2009, Saint-Quentin - Partie 2

2ème partie : Le Président de la refondation du capitalisme ?

Avec la crise, le Président s’est engagé sur la promesse d’un capitalisme vertueux, qui n’écrase plus les salariés au profit d’une caste de dirigeants voyous et de spéculateurs. Alors que les actions devaient être rapides et servir de modèle à toute l’Europe, rien n’a été accompli. Un an après, les comportements les plus indécents ont repris sous le regard passif du gouvernement.

Les mots
« Enfin, je tiens à vous dire qu’aussi fort que je crois dans l’importance d’une démocratie irréprochable je crois dans l’éthique du capitalisme. Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. »
Programme présidentiel « Ensemble tout devient possible »

« Il y a aujourd’hui dans le monde une exigence de moralisation, de transparence, de protection, d’équité, de régulation à laquelle il faut que les responsables politiques de la planète répondent. C’est notre responsabilité. Nous devons l’assumer, maintenant, pas dans six mois. »
28 octobre 2008, Argonay

« Mais les banques ont pris et doivent prendre des engagements sur les dividendes à verser, sur la rémunération des dirigeants et sur les bonus. Il ne peut pas y avoir des efforts en bas et aucun effort en haut. Chacun est devant ses responsabilités, il en va de l’image de l’institution qu’il préside. »
15 janvier 2009, Vesoul

« Et je le dis comme je le pense, percevoir une grosse rémunération en cas d’échec, ce n’est pas responsable et ce n’est pas honnête. Distribuer des bonus dans une entreprise qui met en œuvre un plan social ou qui reçoit des aides de l’Etat ce n’est pas responsable, ce n’est pas honnête. Qu’un dirigeant qui a mis son entreprise en difficulté puisse partir avec un parachute doré ce n’est pas responsable et ce n’est pas honnête. »
24 mars 2009, Saint-Quentin

Les actes
360 milliards d’euros mobilisés pour le sauvetage des banques, sans contrepartie réelle : pas de participation aux conseils d’administration des banques recapitalisées, 12 milliards d’euros de cadeaux aux banques qui ont pu racheter leurs actions aux cours planchers à l’Etat appelé à la rescousse au plus fort de la crise

Pas d’encadrements des rémunérations, bonus, stock options, retraites chapeau
… Rejet des propositions de loi de l’opposition allant en ce sens

Industries comme Arcelor-Mittal, Continental ou Molex abandonnées : le Fonds Stratégique d’Investissement ne remplit pas son rôle.

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