Chômage des jeunes, que fait l’UMP?
Lors du dernier Conseil Municipal, nous avions eu un débat sur le plan de relance de la Ville. Au-delà du fait qu’en raison de l’inefficacité de l’actuel municipalité, notre Ville ne pourra pas bénéficier des dispositifs mis en place par le gouvernement pour aider les collectivités locales (remboursement anticipé du Fond de compensation de la TVA, ou FCTVA), les priorités affichées par la Ville ne vont clairement pas dans la bonne direction.
Aucun mesure d’aide spécifique pour ceux qui sont touchés de plein fouet par la crise. Voilà la réalité. La Ville va se contenter d’accélérer quelques investissements (revêtement de routes, giratoire, etc…). La relance pas pour tout le monde…
Nous avions d’autres propositions comme celle de créer un micro-crédit destiné à ceux qui veulent entreprendre ou aux familles pour les aider à payer la rentrée. Nous avions aussi proposé que la Ville soit moteur d’un dispositif pour aider les jeunes à avoir les bonnes méthodes dans leur recherche d’emploi. Il y a urgence car la rentrée s’annonce difficile sur le front de l’emploi. Que ce soit au plan local ou national, nous socialistes, avons des propositions.
Constat
Le taux de chômage des jeunes est celui qui a le plus augmenté au premier trimestre 2009 (+2,4 points). Le taux de chômage des 18 -24 ans atteint 19,7%. Sur un an, le taux de chômage des jeunes a augmenté de plus de 40%.
650.000 jeunes arriveront sur le marché du travail en septembre.
Les données sur les demandeurs d’emploi de septembre seront disponibles fin octobre, pour le taux de chômage du troisième trimestre, il faut attendre la fin de l’année.
Absence de réaction de la droite
L’absence de toute mesure à destination des jeunes dans le plan de relance locale et celui présenté par le Gouvernement le 4 décembre dernier, au-delà même de son insuffisance structurelle, montre le peu de cas qu’en fait la droite. La mise en place de la commission HIRSCH s’apparente à une mesure de rattrapage voir un alibi social à une politique qui ne l’est pas.
Des solutions existent
Au-delà de nos propositions locales les socialistes proposent un plan d’application immédiate, articulé autour de quatre dispositifs. A l’évidence, certains devraient faire l’objet d’une discussion avec les partenaires sociaux et pourraient donc évoluer dans ce cadre, afin de leur donner plus d’efficacité sociale.
1. Nous demandons d’abord la création de 100 000 à 150 000 emplois dédiés aux jeunes. Seule la puissance publique dispose des leviers nécessaires pour créer des emplois rapidement. Ces emplois concerneraient principalement les collectivités locales, qui peuvent anticiper les départs en retraite de leurs personnels, le secteur de la santé, où les besoins sont criants, mais aussi les associations qui portent des réponses à de nouveaux besoins par exemple dans le secteur environnemental. Il s’agirait d’emplois à plein temps pour une durée maximale de 5 ans, pour un salaire correspondant au minimum au Smic, financés à 75% par l’Etat.
Coût de 1, 1 Md €.
2. Nous proposons ensuite la création de 50 000 contrats d’insertion-formation pour les 16-25 ans, dans le secteur marchand ou non marchand avec un système de tutorat
Coût à 0, 15 Md €.
3. Nous demandons par ailleurs la création d’une « allocation-formation Rebond » destinée aux jeunes sans formation prêts à en reprendre une.
Coût d’un tel dispositif, pour 25 000 jeunes, est évalué à environ 1, 1 Md €.
4. Enfin, nous demandons l’aménagement des conditions d’ouverture des droits à une indemnisation chômage. Le premier motif de perte d’emploi et en conséquence d’inscription au chômage est la fin d’un CDD ou d’une mission d’intérim. L’augmentation du chômage des jeunes est la conséquence directe de ce constat dès lors que ces emplois sont en majorité occupés par des jeunes salariés. Certes, la nouvelle convention d’assurance chômage en réduisant de 6 à 4 mois la période travaillée nécessaire pour ouvrir des droits à indemnisation, constitue une avancée. Mais la durée d’indemnisation étant limitée au nombre de jours travaillés, ces jeunes salariés vont rapidement se trouver sans indemnisation et avec beaucoup de difficultés pour retrouver un emploi.
C’est pourquoi, nous proposons à titre exceptionnel que toute personne (en fait dans une grande majorité les jeunes) dont les droits à indemnisation viendront à épuisement dans les 24 prochains mois, bénéficie d’une prolongation automatique de 6 mois d’indemnisation à hauteur de 80% du dernier salaire lorsque l’entrée dans le système d’indemnisation est consécutive à la fin d’un CDD ou d’une mission d’intérim.
Cette mesure, qui doit être compensée par l’Etat, est évaluée à 2 Mds €.
Le coût de ces mesures serait à peu de choses près compensé par l’abrogation des dispositions de la loi TEPA (et Monsieur Gorges pense quoi de cette fameuse Loi destinée à baisser les impôts des Français les plus riches) sur les heures supplémentaires, qui représentent 4 Mds €.
Notre démarche concilie solidarité sociale et efficacité économique, puisque la relance de notre économie passe aussi par des mesures d’investissement social.








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