Jean-Pierre Gorges nous a habitué au pire. Surtout en ce qui concerne le Foyer d’Accueil Chartrain (FAC). Les élus de gauche du Conseil Municipal ont posé la question suivante lors du Conseil Municipal de Décembre:
“L’hiver est là. Il est terrible de lire à travers la presse une polémique concernant l’hébergement d’urgence dans notre ville. Il est terrible d’apprendre par la presse au milieu de l’été que notre ville rejoint les tristes rangs des villes qui rejètent et stigmatise la mendicité en produisant des arrêts anti-mendicités.
Nous voulons mettre fin à cette période de non-concertation et nous vous demandons d’informer les chartraines et les chartrains sur la politique de solidarité et d’hébergement d’urgence que vous entendez mener. Cette question est urgence, un cri même, à l’heure où une trentaine de personnes vont dormir dans les rues de votre ville. Ce soir comme tous les soirs cet hiver.”
30 personnes c’est le nombre de personne qui dormirait dehors sans la maraude et le FAC. La lecture de la presse du jour démontre que nous avions raison de nous inquiéter pour l’hébergement d’urgence dans la Ville de Chartres (cf. Echo et Rép du 3 février, “Que va devenir le dispositif hivernal? )
Je livre aussi à votre analyse cet extrait de procès-verbal du Conseil Municipal du 18 décembre 2008 et la réaction de Jean-Pierre Gorges à notre question :
“En réalité, vous avez les SDF, que j’appelle “nos SDF”, des gens qui ont des difficultés, qui sont souvent dans la rue mais qui vivent avec nous; on les connaît bien, ils vivent avec nous. Soit ils dorment dehors, soit ils dorment au FAC, ils cherchent des endroits, ils squattent des maisons. (…) Et puis, vous avez une deuxième catégorie de population: des gens dont c’est devenu un mode de vie, un choix de vie; des gens qui se promène avec des chiens, qui font de la mendicité agressive qui conduit souvent à des problèmes.”
Le SDF chartrain (sic, comment un sans domicile fixe peut être d’une ville en particulier?) a le droit d’être aidé (mais pas par le FAC) mais, l’étranger, celui que l’on ne connaît pas, n’a le droit qu’aux services de police! Belle conception de la solidarité Monsieur Gorges!
David
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