Mardi 7 septembre 2010

    Manifestation pour une réforme des retraites juste et durable
    10h: Place des Epars, Chartres
    14h30: Place de la République, Paris

    Paris-MatchBureau de vote de la Madeleine, votation citoyenne sur l'avenir de la PosteBureau de vote de la Madeleine, votation citoyenne sur l'avenir de la PosteA Angoulême pour la manifestation contre la privatisation de La Poste

David Lebon sur Facebook

Capitalisation ou répartition, le système de retraite face à la crise financière

Souvenez-vous. dans le cadre de l’élection législative  partielle, mon opposant, défendait “ses idées” pour réformer le système de retraite. Il proposait un système par répartition mais où chacun peut “choisir”  et la durée de cotisation et le montant…  Ou JPG ne connait rien au système de retraite ou ils prends ses électeurs pour gogos. En effet, si on cotise pour soi-même (en choisissant le montant et la durée) le système cesse de répartir l’ensemble des cotisations de chacun et devient donc de la capitalisation. Il est intéressant de voir les “idées” (pas très  neuves, entre nous) de Gorges, balayées par la crise financière. Là où il réclamait plus de libéralisme, on s’aperçoit que c’est l’absence de règles qui fait sombrer le système.

Voici donc un article qui vous permettra de mesurer combien le système de retraite par répartition est aujourd’hui défendu , même par certains qui le décriaient récemment. Espérons, que Jean-Pierre Gorges aura la  même lucidité. <!– @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } –> <!– @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } –>

Le régime par répartition protège les retraités français de la crise

“Le système par répartition est plus sûr. Les retraités français ou les travailleurs de 45 à 60 ans ne s’inquiètent pas à cause de la crise financière, alors qu’aux Etats-Unis de nombreux salariés s’aperçoivent qu’ils ont une retraite plus faible que prévu”, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Aux Etats-Unis, les fonds de retraite ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18 derniers mois, selon le bureau du budget du Congrès (CBO). Le directeur du CBO, juge possible que des salariés dépendant de fonds privés très affectés par l’effondrement des valeurs boursières “soient contraints de retarder leur départ à la retraite“.

A l’inverse, souligne la présidente de la Caisse nationale de l’assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz (CFE-CGC), la répartition “est un garde-fou incroyable par rapport à des marchés financiers volatils”.

Dans ce contexte, plusieurs syndicats français appellent à un développement du système par répartition afin notamment d’enrayer la baisse des pensions due aux réformes Balladur (1993) et Fillon (2003). Autrement, on incite les salariés à se tourner vers la capitalisation pour tenter de compenser cette baisse, estiment-ils. Ainsi, pour la branche retraités du Syndicat national unifié des impôts, la répartition, qui démontre sa “pertinence” à l’heure où la crise touche “les fonds de pensions anglo-saxons”, peut “encore être améliorée, dans un pays où la richesse a été multipliée par 30 depuis les années du +Baby boom+”.

Ce point de vue est partagé par des économistes, qui jugent possible une hausse de cotisations permettant d’améliorer les retraites, alors que le gouvernement ne souhaite pas augmenter les prélèvements obligatoires.

Selon la présidente de la Cnav, “les recettes, on les a. On dit aux salariés qu’il faudra payer plus pour leur retraite. Pourquoi on n’a pas le courage de leur dire qu’il faut payer plus dans le système par répartition ?”, a-t-elle ajouté, estimant que l’épargne retraite a crû en France “parce qu’on laisse bien croire aux gens qu’ils ne s’en sortiront pas autrement”.

Les prestations versées aux titulaires d’un plan d’épargne retraite se sont élevées à 4,2 milliards d’euros en 2006 en France (+5% par rapport à 2005), ce qui équivaut à 2% du montant des retraites versées par les régimes par répartition. Les cotisations ont atteint 9,9 milliards d’euros (+13%) pour l’ensemble des produits d’épargne retraite.

Les bénéficiaires de deux produits créés par la loi Fillon et jouissant d’avantages fiscaux, le plan d’épargne populaire (Perp) et le plan d’épargne pour la retraite collective (Perco), ont aussi sensiblement augmenté. Fin 2006, 1,9 million de personnes détenaient un Perp (+12%) et 202.000 un Perco (+98%).

Et si la retraite par répartition était l’avenir? Pour cela, il ne faudra pas compter sur l’UMP et JPG. Il est vrai que, député depuis 2002, il fait parti du lot de parlementaires qui se sont augmentés leur pensions et leurs droits. La crise ne touche pas tout le monde de la même manière.

Partagez sur vos réseaux sociaux


Vous pouvez suivre les commentaires à ce billet par ce fil RSS 2.0 . Vous pouvez commenter ce billet ou laisser un rétrolien depuis votre site.

Réagissez