Service d’accueil à l’école. L’Etat doit assumer son rôle.
Après l’adoption hier par l’Assemblée Nationale du projet de loi qui institue un service minimum dans les écoles, David Lebon estime que ce dispositif va faire porter sur les communes l’incapacité de l’État à gérer le dialogue social avec le corps enseignant. Si l’on considère les coupes sombres à venir dans les moyens humains consacrés par le gouvernement à l’éducation et le fort mécontentement des personnels, les communes peuvent donc s’attendre à de sérieuses difficultés ces prochains mois.
S’il est de la responsabilité des maires d’appliquer la loi, David Lebon ne peut pas laisser le gouvernement intrumentaliser les communes afin de briser un mouvement social légitime et des revendications justes.
En effet, au lieu de mettre en place de véritables usines à gaz, David Lebon pense que le gouvernement devrait s’atteler à rénover le dialogue social avec ses agents en cessant de les stigmatiser. Il devrait agir pour améliorer les conditions de travail en maintenant les effectifs dans le corps professoral mais également parmi les personnels contractuels para éducatifs. Enfin il devrait revaloriser le pouvoir d’achat des personnels enseignants comme le candidat Sarkozy s’y était engagé pendant la campagne, promesse trahie sitôt l’élection passée.
En conséquence, David Lebon déplore qu’une nouvelle fois le gouvernement fasse preuve d’irresponsabilité en faisant peser sur les communes sa politique et son renoncement à tenir ses promesses.








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